Définition
du Dictionnaire de l’Académie Française : FINANCER
v. intr. et tr. (se conjugue comme Avancer). XVIe siècle, au
sens de « fournir de l'argent ».
Dérivé de finance. 1.
V. intr. Fam. et vieilli. Payer, débourser de l'argent. Vous ne vous tirerez pas de cette
affaire sans financer.
2.
2. V. tr. Procurer à une entreprise, à un
service public ou à un organisme semi-public les moyens financiers nécessaires
à sa création, à son fonctionnement ou à son développement. Financer la
construction d'une usine. Il a trouvé
un mécène pour financer son projet. C'est
la région qui finance ces travaux.
Par ext. Payer, assurer le
paiement de, Financer l'achat
d'un appartement. Absolut. Fam. C'est moi qui finance.
1 -
Historiquement les lieux de vie ou d’accueil se sont créés sans financement public, ni pour des « missions » préalablement
définies par des autorités compétentes
Ces lieux se
sont construits par la seule volonté de leurs créateurs et avec leurs biens et
leur argent propre, chacun de façon particulière et singulière.
Parler
d’organisme financeur vis à vis des lieux est un abus de langage. Un organisme financeur, par définition,
apporte des capitaux, des moyens financiers pour créer et faire fonctionner une structure, répondant à des besoins définis au préalable
par « des missions d’intérêt général et d’utilité sociale » de
services publics. ( Article L 311-1 de
la loi du 02 01 2002 ).
Si le mot
financement, par une extension de sens signifie aussi paiement d’une prestation
ou d’un service, ce paiement est préalablement défini en fonction de cette
prestation ou de ce service.
L’argent
« public » est ici payé à une personne « privée », physique
ou morale, en échange d’un service convenu auparavant.
L’argent
public devient propriété « privée » des prestataires du service. Il
ne peut y avoir contrôle financier sur ces sommes qui sont « dues » (
et non « allouées » comme le texte du décret le prétend ).
La personne
privée, physique ou morale est soumise aux contrôles des organismes de
cotisations sociales ( maladie, retraite, etc… ) et fiscaux habituels ( impôts, taxes foncières, ordures ménagères,
etc.…, )
Les deux sens du mot financement (financement d’établissements d’une part et
d’autre part paiement de prestations) ont permis un glissement sémantique qui est un
abus de langage, conduisant à un abus de pouvoir.
Le IV de l’article R 316-1 manifeste cet abus de
pouvoir en imposant aux lieux de vie et d’accueil un contrôle type « établissement »
2 - Le terme
de « fonctionnement » par opposition à « équipement »
renvoie à une partie d’un budget d’institution classique et non aux pratiques des lieux d’accueil
définies par la loi comme n’étant pas institutions sociales ou médico-sociales.
Réduire le
prix de journée d’un lieu à du « fonctionnement » vient en
contradiction avec l’idée même d’organisme financeur sur lequel le décret s’appuie.
Le terme de
« fonctionnement » n’a pas de signification dans la tarification pour
les lieux de vie et d’accueil.
Alors que
toute tarification est liée à une prestation dans les articles L 314 –1 à L
314-3 la loi du 02 01 2002, le texte de
décret n’y fait jamais référence pour les lieux de vie ou d’accueil.
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